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Florent Gabarron-Garcia est psychanalyste, psychologue, docteur en psychopathologie.

Après avoir enseigné la philosophie en lycée, il a été formé à l'analyse institutionnelle à la clinique de La Borde où il a travaillé quelques années. Il a également exercé à l'hôpital psychiatrique pendant plus de 10 ans et en CMPP (centre médico-psyco-pédagogique) auprès d'enfants et d'adolescents.

Il intervient régulièrement auprès d'équipes de professionnels du champ médico-social, éducatif et psychiatrique qui peuvent travailler auprès de publics en grande souffrance psychique (MECS-Maison d'enfants à caractère social, MAS -Maison d'accueil spécialisé, MDA-maison des adolescents, etc...) pour des groupes d'analyses de pratiques d'orientation clinique ou des analyses institutionnelles.

Florent Gabarron-Garcia est membre du comité de rédaction de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari.

Florent Gabarron-Garcia déploie ses recherches sur trois niveaux :

-Premièrement, la clinique en général et, plus particulièrement, la cure analytique des enfants/adolescents dans ses rapports à l’institution et ses apprentissages. En relation avec les différentes structures qui entourent les enfants et les jeunes et qui se trouvent le plus souvent démunies (école, services sociaux d’aide à l’enfance, assistante sociale, éducateurs, familles, etc), sa pratique clinique lui permet de dégager les coordonnées singulières de l’expérience de l’enfant à partir desquelles ce dernier pourra se ressaisir d’un savoir insu, souvent traumatique, qui l’avait jusqu’alors menée à l’impasse dans l’institution (qu’elle soit scolaire ou autre). En situation de rupture ou d’échec (voire de pathologie) les approches plus formelles de la pédagogie didactique menées par les institutions (école classique, écoles spécialisées, Maison éducative à caractère social…) sont mises en échec. L’éclairage clinique permet de jeter une lumière nouvelle sur les apprentissages et la nécessité de les repenser dans les dimensions plus informelles qu’ils nécessitent. A partir de l’analyse des transferts en jeu et de la singularité de l’enfant et ses symptômes, les professionnels comme l’institution, sont mis au travail afin de pouvoir trouver les manières de dire ou de faire qui permettront de débloquer les situations de souffrance et de répétition mortifère.

-Deuxièmement, ce travail de « terrain » débouche sur une perspective plus théorico-critique qui consiste à interroger les rapports des disciplines psy avec le pouvoir et son articulation au champ politique. C’est, d’une part, l’occasion d’élaborer et de problématiser les rapports de l’inconscient au politique, notamment à travers l’analyse clinique de certains dispositifs sociaux d’oppression et de leur levée. Les contextes de répression ne sont pas sans effet sur l'inconscient et le refoulement. D'autre part, cette perspective critique sur la question du pouvoir lui permet également de procéder à une critique interne de son champ sous le registre du psychanalysme et son formalisme –où une certaine psychanalyse contemporaine promeut le désengagement de l’analyste du social et prétend à une neutralité qui se révèle le plus souvent non seulement illusoire mais en son fond réactionnaire. Ici, Florent Gabarron-Garcia soutient, au contraire l’idée d’une psychanalyse impliquée.

- Enfin, cette réflexion épistémologique et critique sur la psychanalyse, qui interroge à la fois son éthique et sa portée sociale se soutient d’un troisième niveau de recherche qui porte sur l’Histoire de sa discipline. Souvent méconnues, plusieurs expériences nouvelles menées par des analystes engagés ont eu cours tout au long du XXème siècle. En s’intéressant aux manières dont la pratique analytique s’est instituée dans son rapport aux institutions plus formelles, notamment pour aborder l’enfance mais également la folie et le rapport aux normes, Florent Gabarron-Garcia dégage de manière tout à fait originale et novatrice les éléments pour établir une histoire populaire de la psychanalyse, qui va de l'expérience freudienne des policliniques orientés par la justice sociale à la pédagogie psychanalytique en passant par les expériences de Toquelles, Guattari ou Marie Langer.

Ouvrage

L'héritage politique de la psychanalyse, Paris, La Lenteur, 2018

 

Direction de numéros de revues

– Politiques de la communauté, Chimères (co-direction), Toulouse, Eres, 2016, n°87.

Devenirs révolutionnaires, Chimères (co-direction), Toulouse, Eres, 2015, n°83.

– Clinique et politique, Chimères, Paris, DIFPOP, 2010, n°72.

 

Articles de revues

-"Marie Langer: de la Vienne des années 20 à l'Amérique Latine des années 70. Pour une histoire populaire de la psychanalyse 5", Cahiers internationaux de psychologie sociale, n°121/122, Liège, Presses universitaires de Liège, 2019

– « Comment se faire un corps? Le corps au-delà du narcissisme », Cliniques méditerranéennes, Toulouse, Eres, 2019 .

– « La psychanalyse au pays des Soviets. Pour une histoire populaire de la psychanalyse 4», Actuel Marx, n°63, Paris, PUF, 2018.

– « L’écriture à l’épreuve de l’expérience analytique », Psychologie Clinique, n° 44, Paris, EDP sciences, 2017, p. 133-145.

– « Faire de la maladie une arme : l’expérience d’Heidelberg. Pour une histoire populaire de la psychanalyse 3 », Cahiers internationaux de psychologie sociale, n°114/115, Liège, Presses universitaires de Liège, 2017, p. 189-206.

– « Le fou, le psychiatre, l’infirmier, et la psychanalyse. Pour une histoire populaire de la psychanalyse 2 », Actuel Marx, n° 59, Paris, PUF, 2016, p. 26-41.

– « De la psychothérapie institutionnelle à l’analyse institutionnelle », Sud/Nord, Folies et cultures, n° 26, Toulouse, Erès, 2015, p. 95-108.

– « Pour une histoire populaire de la psychanalyse. De quoi Ernest Jones est-il le nom ? », Actuel Marx, numéro 58, Paris, PUF, 2015, p. 159-171.

– « Passage à l’acte, acte analytique et interprétation. La répression psychiatrique entendue par la psychanalyse », Cliniques, numéro 9, Toulouse, Erès, 2015, p. 207-236.

– « Lucille et la guerre : histoire, clinique, socius», Chimères, numéro 83, Toulouse, Erès, 2014, p.166-180.

– « Que devient l’inconscient en psychiatrie ordinaire ? », Pratiques, les cahiers de la médecine utopique, numéro 67, Paris, Association pratiques, 2014, p. 76-82.

– « Metapsihologija i institucionalizovana psihoterapija gatarija », Treci Program, Belgrade, Serbie, 2013, p. 201-215.

– « Psychanalyse du cuirassé Potemkine : désir et révolution », Actuel Marx, n° 52, Paris, PUF, 2012, p. 48-61 (article traduit en anglais et disponible sur Cairn).  

– « Le psychologue n’existe pas », Psychologues et psychologies, Bulletin 222, Paris, Syndicat national des psychologues (SNP), 2012, p. 32-36.

– « Jouissance et politique dans la psychanalyse chez Lacan et chez Deleuze-Guattari», Cliniques méditerranéennes, numéro 85, Toulouse, Erès, 2012, p 103-120.

– « Critique épistémologique de la présentation de malades », Chimères, numéro 74, Paris, DIFPOP, 2011, p. 123-138.

– « L’anti-oedipe, un enfant fait dans le dos de Lacan, père du sinthome », Chimères, n° 72, Paris, DIFPOP, 2010, p. 303-320.

– « De l’anthropologie de la psychanalyse à la psychanalyse de l’anthropologie », Le Journal des Anthropologues : psychanalyse et anthropologie, n° 116-117, Association Française d’Anthropologie (AFA), Paris, 2009, p. 69-104.

 

Chapitres d’ouvrages collectifs :

– « La schizo-analyse ou la révolution copernicienne de l’inconscient », Agencer les multiplicités avec Deleuze, dirigé par Sauvagnargues, Villani, Querrien, Paris, Herman, 2019 (actes du colloque de Cerisy).

– « De Foucault à Deleuze/Guattari. Introduire les forces de l’histoire dans le champ analytique », Deleuze et la violence, dirigé par Milisavljevic et Sibertin-Blanc, Toulouse, collection Champ contre Champ, 2012, p. 177-195.

– « Langage de la science, parole du sujet », Dire les maux. Anthropologie de la parole dans les médecines du monde, dirigé par Bordes, Paris, L’Harmattan, collection éthique et pratique médicale, 2011, p. 75-99.

– « Lecture épistémologique de la thèse de Lacan », Hallucinations et Passions, De l’histoire des concepts à la clinique, dirigé par Lahutte, Paris, Bibliothèque confluents, Association de la cause freudienne, 2011, p. 34-52.

 

Entretiens, Articles de journaux, témoignages

- « Entretien avec Thamy Ayouch : Histoire populaire de la psychanalyse et psychanalyse mineure », La Nouvelle Quinzaine Littéraire, n°1187, Paris, février 2018.

- « Marie Depussé : l’écriture, la psychanalyse et la clinique de La Borde », La Nouvelle Quinzaine Littéraire, n° 1179, Paris, septembre 2017.

- « Capitalisme et schizophrénie », La Nouvelle Quinzaine Littéraire, n°1172, Paris, mai 2017.

- « Histoire de la psychanalyse et psychothérapie institutionnelle », Le journal des Laboratoires, Cahier A, Aubervilliers, 2017, p. 19-20.

- « Une histoire de psychothérapie institutionnelle avec un paranoïaque », Tracés, n° 31, Lyon, ENS-CNRS éditions, 2016.

- « L’inconscient, c’est la politique », interview de Florent Gabarron-Garcia par Jean-Philippe Cazier, Médiapart, 2015, (en ligne, https://blogs.mediapart.fr/edition/gilles-deleuze-aujourdhui/article/020115/florent-gabarron-garcia-linconscient-cest-la-politique-12).

- « Entretien avec Jean Oury : Psychothérapie institutionnelle et guerre d’Espagne », Chimères, n° 72, Paris, DIFPOP, 2010, p. 11-20.

- « Psychiatrie et politique : deux questions à Roger Ferreri par Jean-Claude Polack et Florent Gabarron-Garcia », Chimères, n° 72, Paris, DIFPOP, 2010, p. 23-36.

 

Experice
Université Paris 13