Swan BELLELLE

Doctorante – AXE C

Swan BELLELLE  a été cadre de formation (responsable de formation des éducateurs spécialisés) à l’IRTS de Lorraine (Metz), chargé de cours (Penser l’institution) à l’Université de Paris 8 au sein de l’Institut d’Enseignement à Distance (Master 1 Education Formation et Intervention Sociale).

Présentation de la thèse

Sujet : Entre deux logiques : dissociation, transduction et théorie des moments. Eléments de contributions pour une approche multiréférentielle et interférentielle de la construction identitaire du sujet tout au long de la vie.

Dans le cadre de cette thèse s’inscrivant dans le paradigme de l’éducation tout au long de la vie et dans celui de l’analyse institutionnelle, entre autres, nous faisons l’hypothèse que le sujet est fragmenté, morcelé, multiple et potentialisé. Il se forme à travers les moments (Lefebvre, Hess) qu’il hérite, construit, rejette, conscientise et finalement agence tout au long de sa vie. Les moments qui composent le sujet le dissocie (Lapassade). Nous faisons aussi l’hypothèse que la dissociation, loin d’être pathologique ou même pathogène, serait une ressource polymorphe.
Ces hypothèses, expérimentées empiriquement dans le champ éducatif (travail social, formation, Université, vie quotidienne) impose d’entrevoir d’autres modalités épistémologiques. En effet, l’induction et la déduction ne peuvent suffire pour embrasser la complexité du réel (Morin, Ardoino). L’approche transductive (Simondon, Lourau) tente d’approcher une certaine visée heuristique en opérant le pari de la complexité, des interférences, de la non-coupure épistémologique dans l’individuation de la recherche, de ses objets et sujets qui peuvent la traverser. Point de coupure entre la recherche et la vie quotidienne.
Implication, transversalité, biographique et écritures sont quelques notions clé qui tracent des lignes de forces autant que des lignes de fuite composant l’institutionnalisation de mon moment de la recherche (Deleuze, Guattari).
Les dispositifs expérimentant les écritures impliquées (Crépeau, Cormery, Hess) auront une large part dans ce travail de recherche. Ils permettront, avec d’autres modalités méthodologiques, d’actualiser la méthode régressive progressive et ainsi penser les possibles, les devenirs du moment pédagogique en interférence permanente avec d’autres moments.

Directeur de la thèse : Remi Hess

Publications et communications

Articles dans des revues à comités de lecture

BELLELLE S., (2014) “Le journal : un atelier d’implication/transduction”, Pratiques de formation/Analyses, n°62-63, “Le journal pédagogique, outil de conscientisation de l’expérience”, Paris, Université de Paris 8, pp. 212-229

BELLELLE S., PERROTTE G., (2013) Une correspondance de travailleurs sociaux, Paris, Presses Universitaires de Sainte Gemme.

BELLELLE Swan, (2012) “La pensée transductive”, pp. 345-363, in Augustin Mutuale (sous dir.) Le journal des moments. L’atelier de Remi Hess, vol. 1, une éducation tout au long de la vie, Paris, Presses Universitaires de Sainte Gemme. 

BELLELLE S., (2012) Journal pédagogique (2009-2012). Interventions et autogestion autour du travail social, Paris, Presses Universitaires de Sainte Gemme, 135 p

BELLELLE S., CREPEAU B. (2009), « La correspondance de recherche : un dispositif d’analyse des implications du chercheur », Cultures et sociétés, n°12, pp. 54-58.

BELLELLE S., (2008), « Le moment interculturel : moment paroxystique ? », Les irrAIductibles, vol. 1, n°13.